Dans leur ignorance, et à cause du sentiment de supériorité qu'ils nourrissaient à l'égard des cultures...
dites "primitives", les Occidentaux ont longtemps considéré la culture africaine comme une culture de sauvages. A leurs yeux, les divers témoignages de ces culture aves lesquels ils pouvaient se trouver en contact, prouvaient seulement l'état d'arriération et d'infantilisme intellectuels de ces peuples. Il est vrai que considérer les Africains comme de grands enfants ayant besoin d'être éduqués favorisait à merveille les visées coloniales des puissances européennes.
Deux facteurs vont se conjuguer au début du XXe siècle pour modifier le regard que les Européens portaient jusque-là sur la culture des peuples d'Afrique noire. La première est la création et le développement de la discipline de l'ethnologie. Du coup, les traditions, les coutumes et l'art de ces peuples vont devenir un objet d'étude, impliquant une approche débarrassé au maximum de tout à priori et de tout préjugé.
Le second phénomène qui va favoriser une reconnaissance des cultures africaines comme porteuses d'une identité spécifique en dehors de tout jugement de valeur, c'est l'intérêt que vont manifester vis-à-vis d'elle d'éminents artistes tels que Picasso ou Modigliani. L'influence combinée des artistes et des ethnologues va peu à peu modifier les habitudes, et il n'est plus désormais aucune grande capitale occidentale qui ne s'enorgueillisse de posséder un musée des arts africains.
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